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Agriculture

Cultures irriguées en Beauce : quels besoins en eau selon la saison

2 min de lecture
Cultures irriguées en Beauce : quels besoins en eau selon la saison

La Beauce céréalière ne se limite pas au blé : betteraves sucrières, pommes de terre, oignons et maïs y occupent aussi une place importante, avec des besoins en eau très différents d'une culture à l'autre. Comprendre ces variations aide à mieux anticiper un projet de forage à vocation agricole.

Des besoins en eau qui varient selon la culture

Les céréales d'hiver, semées à l'automne, profitent en grande partie des pluies naturelles et nécessitent généralement moins d'irrigation complémentaire que des cultures de printemps comme la pomme de terre ou le maïs, plus sensibles au stress hydrique pendant leur période de croissance active en plein été. La betterave sucrière, cultivée sur de longs cycles, présente elle aussi des besoins qui évoluent fortement selon le stade de développement de la plante.

Un calendrier d'irrigation qui suit le cycle végétatif

Le besoin en eau d'une culture n'est pas constant sur l'année : il augmente généralement pendant les phases de croissance active et de formation du rendement, puis diminue à l'approche de la récolte. Ce calendrier, propre à chaque culture, détermine les périodes où la pression sur la ressource en eau est la plus forte, souvent concentrées entre juin et août.

Un calendrier d'irrigation qui suit le cycle végétatif

Une coïncidence avec les périodes de tension sur la ressource

Le pic des besoins en irrigation coïncide fréquemment avec la période où le niveau des nappes atteint ses points les plus bas de l'année, un phénomène détaillé dans notre article sur la recharge hivernale des nappes. C'est aussi la période où les arrêtés de restriction d'eau sont les plus susceptibles d'être pris, ce qui rend l'anticipation d'autant plus utile pour un exploitant.

Anticiper l'assolement pour dimensionner le forage

Un forage agricole se dimensionne rarement pour une seule culture : l'assolement d'une exploitation évolue d'une année sur l'autre selon les marchés et les rotations culturales. Anticiper les besoins des cultures les plus exigeantes en eau, même si elles ne sont pas cultivées chaque année, évite d'avoir à revoir l'installation en cas de changement d'assolement.

Une réflexion à mener avec le foreur

Le choix des cultures, leur calendrier et leurs besoins en eau font partie des informations utiles à transmettre au foreur dès l'étude de faisabilité, en complément des éléments réglementaires abordés dans notre article sur le forage agricole et l'irrigation en Beauce.

Notre réseau de foreurs du Val de Loire dimensionne les projets agricoles en tenant compte de l'assolement réel de l'exploitation. Un simple message suffit pour en discuter.

Bon à savoir

Questions sur ce sujet

Toutes les cultures beauceronnes nécessitent-elles autant d'eau ?

Non, les besoins varient fortement selon la culture, la période de l'année et le stade de développement de la plante. Une culture comme la pomme de terre est généralement plus sensible au stress hydrique que certaines céréales.

Le pic de besoin en eau coïncide-t-il avec la période de restriction ?

Souvent, oui. Les besoins en irrigation les plus importants se situent généralement en plein été, une période qui coïncide avec les niveaux de nappe les plus bas et le risque accru d'arrêtés de restriction.

Un forage agricole doit-il être dimensionné pour la culture la plus exigeante ?

Cela dépend de l'assolement prévu sur plusieurs années. Un dimensionnement qui anticipe les besoins des cultures les plus exigeantes évite d'avoir à revoir l'installation en cas de changement d'assolement.

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